Toute le semaine Roskosmos a tenté de prédire le lieu de l'impact de cet appareil, évoquant d'abord le centre de l'océan Indien, puis les rives de Madagascar avant de prédire une chute dans l'Atlantique, au large de l'Argentine, puis dans le Pacifique, près des côtes du Chili.
Dans un dernier communiqué, l'agence spatiale russe a cessé ses prédictions, publiant une carte couvrant l'Amérique du Sud, l'Afrique, l'Europe, l'Asie, l'Océanie et les océans Atlantique, Pacifique et Indien. L'heure de l'impact n'était guère plus précise, les scientifiques russes ayant annoncé un fenêtre s'étallant de 14H36 GMT à 22H24 GMT.
Une source au sein du secteur spatial russe, citée par l'agence d'Etat Itar-Tass, s'est risquée en fin de matinée dimanche à une prédiction plus précise. Selon elle, Phobos-Grunt s'écrasera dans la partie chinoise du désert de Gobi vers 22H40 de Moscou (18H40 GMT).
Roskosmos s'est néanmoins voulu rassurant, estimant que même si des fragments de l'appareil devaient tomber sur une zone habitée, le danger pour la population serait minime, car l'essentiel de cette sonde de 13.500 kilos devrait se consumer en entrant dans l'atmosphère.
Seuls 20 ou 30 débris, ne pesant au total pas plus de 200 kilos, devraient parvenir jusqu'à la surface terrestre. Phobos Grunt, lancée le 9 novembre, devait se diriger vers un satellite de Mars, Phobos, et en ramener des échantillons, mais elle a échoué à s'affranchir de l'attraction de Terre. Depuis, son orbite baisse lentement.
Cet appareil d'un coût de 165 millions de dollars devait marquer le retour de la Russie dans l'exploration interplanétaire, abandonnée après l'échec en novembre 1996 de la sonde Mars 96, qui était retombée dans l'océan Pacifique.

















