L'accident du navire-amiral de Costa, échoué vendredi soir sur une côte italienne, tombe mal au moment où sont enregistrées nombre de réservations pour le printemps et au-delà. Depuis deux ans, crise oblige, "les réservations sont très tardives", relève M. Arca.
Ce naufrage crée d'autant plus l'émoi qu'il touche le leader en Europe du secteur, réputé pour ses standards de qualité avec 27 navires dont une quinzaine de paquebots et près de 2,89 millions de vacanciers transportés en 2010.
Mais difficile de prédire son impact sur le marché de la croisière, dopé par la baisse des prix. L'an dernier, les croisières ont attiré 5,4 millions de vacanciers en Europe, plus du double de 2003 (2,6 millions), selon le European Cruise Council (ECC). Les Britanniques forment la première clientèle (1,6 million), suivis dans l'ordre par les Allemands, les Italiens, les Espagnols, les Français (387.000), les Scandinaves, le Bénélux, l'Autriche et la Suisse. En France, le marché de la croisière, plutôt en retard, a bondi ces dernières années.
Après le naufrage du Concordia, Rémy Arca envisage "un refroidissement, un petit frein", mais "pas des conséquences fortes": "quand il y a une catastrophe aérienne, les gens n'arrêtent pas pour autant de prendre l'avion", dit-il.
Pour info:
http://www.cyberpresse.ca/voyage/nouvelles/201201/16/01-4486369-accident...















